| Psychological consequences of chronic hair diseases |
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F. Poot |
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Année : 2004 |
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Type d'article : Les pathologies du cheveu |
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Keywords : family therapy, coping skills, chemotherapy, androgenetic alopecia, alopecia areata, hair diseases |
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Abstract Français: L’auteur présente les conséquences
psychologiques des différentes pathologies du cheveu à la
lumière de la littérature récente. D’une façon
générale, ces conséquences seront influencées par
les stratégies d’adaptation développées et par les
traits de personnalité préexistants. Toutes
pathologies confondues, la souffrance engendrée par
la chute de cheveux est similaire à celle du
psoriasis sévère. Elle atteint essentiellement l’estime
de soi. L’importance de cet impact semble
soustendu par un manque de sécurité dans
l’attachement lors de la prime enfance. Les stratégies
d’adaptation en seront modifiées et rigidifiées.
Deux syndromes psychiatriques sont d’abord
mentionnés : le syndrome dysmorphique (défaut
imaginaire de l’apparence) et la trichotillomanie.
L’alopécie androgénétique entraîne une
souffrance importante chez la femme principalement.
La chute de cheveux induite par la
chimiothérapie altère la confiance en soi qui ne se récupère
pas totalement avec la repousse. C’est l’effet
secondaire vécu comme le plus traumatisant. Une
stratégie de prise en charge cosméto-oncologique
a été élaborée dans notre service pour répondre
à cette souffrance. La pelade étendue est
associée à une comorbidité psychiatrique importante :
anxiété, dépression principalement. Elle semble
liée à des événements traumatisants anciens et
révèle donc plutôt un stress chronique. Ces
patients sont caractérisés par une difficulté à
exprimer leurs émotions (alexithymie) ce qui, en
lecture systémique, est interprété comme un devoir
inconscient de protéger la famille de tout conflit.
Celui-ci stimule en effet une angoisse
fantasmatique de rupture liée à des pertes et décès
précoces dans les générations précédentes. Un travail
psychothérapeutique familial permet de faire
évoluer ces croyances inconscientes.
Rev Med Brux 2004 ; 25 : A 286-8
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Abstract in English: The author is looking to the psychological
consequences of chronic hair diseases through a
review of the recent literature. In general those
consequences are depending on the coping skills
and on the personality traits. The effect of hair
loss on the quality of life is similar to that of a
severe psoriasis. The most important effect is a
loss of self-confidence. This is enhanced by an
insecure or ambivalent attachment pattern. The
coping skills will therefore be different and less
flexibles. Two psychiatric syndromes are first
mentioned : the body dysmorphic syndrome (very
slight or imaginary defect in appearance) and
trichotillomania. Androgenetic alopecia leads to
an important suffering in women mostly. Alopecia
induced by cancer chemotherapy has been
reported to cause changes in self-concept and
body image. This does not return to the previous
state after regrowth of hair for a majority of
patients. A cosmeto-oncologic care strategy is
developed in our department to improve the
quality of life of the patients during this difficult
coping period. Alopecia areata has an important
psychiatric comorbidity : mostly anxiety and
depression. Old stressful life events are
frequently reported at the onset of the disease
revealing a chronic stress. Those patients have
difficulties to express their feelings (what is called
alexithymia). With a systemic vision this is
interpreted as an unconscious task of avoiding
family conflicts. This conflicts are raising the
anxiety of family splitting coming from early loss
or death in the previous generations. A cautious
family therapy helps to change those
unconscious myths.
Rev Med Brux 2004 ; 25 : A 286-8
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