A propos de 2000 greffes rénales à l’U.L.B. : Le parcours d’un patient transplanté rénal en 2007

Experience about more than 2000 renal transplantations at the University of Brussels

Auteurs
P. Madhoun, M. Wissing, N. Broeders, L. Ghisdal, A. Hoang, P. Loi, D. Michalsky, R. Bollens, V. Donckier, L. Hooghe, F. Janssen, M. Hall, M. Depierreux, P. Kinnaert, P. Vereerstraeten et D. Abramowicz
Année
2008
Type d'article
Article de synthèse
Keywords
immunosuppresive regimen, living donor transplantation, outcome, renal transplantation

Résumé

La longue et importante expérience de la clinique de transplantation rénale de l’hôpital Erasme - plus de 2000 greffes entre 1965 et 2006 (2086 greffes dont plus de 100 greffes donneur vivant), est l’occasion de retracer le parcours médical d’un patient transplanté rénal, de son inscription sur liste de transplantation jusqu’au suivi des complications. Grâce aux avancées médicales dans les domaines aussi divers que l’immunologie, la pharmacologie, le meilleur contrôle de l’hypertension artérielle, la maîtrise et la prévention des complications infectieuses, métaboliques (diabète, hyperlipémie) ou néoplasiques, le pronostic du patient transplanté et de son greffon s’est, au fil du temps, considérablement amélioré pour atteindre une survie du greffon qui est voisine dans l’expérience de l’U.L.B. de 80 % à 10 ans pour les donneurs décédés. Cependant bien que la transplantation soit de nos jours le traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale qui assure à la fois la meilleure survie et la meilleure qualité de vie, le patient transplanté rénal est soumis à un ensemble important de complications : dysfonction chronique du greffon (rejet chronique), complications infectieuses, métaboliques, cardio-vasculaires ou néoplasiques. La transplantation rénale doit faire face à de nombreux défis dont les principaux sont certainement l’élargissement de l’accès à la transplantation par le développement de la greffe à partir de donneurs vivants ou par l’augmentation du pool de donneurs décédés ainsi que la découverte de nouveaux traitements immunosuppresseurs plus efficaces, plus ciblés et surtout moins toxiques permettant ainsi la réduction du nombre de médicaments prescrits. Si l’induction d’une vraie tolérance n’est pas encore d’actualité, certains traitements apparaissent néanmoins très prometteurs. Rev Med Brux 2008 ; 29 (Suppl) : S 33-39

Abstract

Since 1965, more than 2000 renal transplantations (including more than 100 living-donor transplantations) have been performed at the University of Brussels. An end-stage renal disease patient candidate to renal transplantation will be therefore followed from his enrolment on the waiting list to the long term post-transplant period. Improvement in the outcome of renal transplantation is achieved due to better knowledge in many fields of medicine, such as immunology, infectious disease, metabolic diseases (hyperlipemia, diabetes mellitus), pharmacology, use of immunosuppressive regimen, a more adequate cardiovascular prevention and treatment. If the best results were achieved with kidneys from living donors, the graft survival rate at the University of Brussels was nearly 80 % for the last period (2000-2006). Unfortunately, renal transplantation cannot cure certain comorbid conditions and even may promote them : infectious diseases, neoplasia, metabolic disorders (e.a diabetes mellitus, hyperlipemia). Many efforts have to be done to develop less toxic and more immune selective therapeutic strategies. Living donation and extension of the pool of cadaveric donors will reduce the length of time spent on the waiting list and will significantly impact on mortality and morbidity after kidney transplantation. Rev Med Brux 2008 ; 29 (Suppl) : S 33-39

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