Imagerie de l’épaule

Imaging of the shoulder

Auteurs
P. Peetrons et A. Vanderhofstadt
Année
2010
Type d'article
Imagerie médicale
Keywords
imaging, shoulder

Résumé

Un interrogatoire, une anamnèse, un examen clinique correct sont requis afin de bien prescrire l’imagerie de l’épaule. En effet, le choix des examens dépendra de plusieurs facteurs. L’épaule est-elle instable ou simplement douloureuse lors de l’abduction ? Y a-t-il eu un macrotraumatisme ou simplement des microtraumatismes ? L’articulation acromio-claviculaire est-elle électivement douloureuse ? En règle générale, la radiographie conventionnelle sera le premier examen réalisé. Cependant, les incidences seront adaptées à la question clinique. La base en est une radiographie en double obliquité avec rotations et profil. Dans le cas d’une épaule douloureuse, mais stable, l’échographie est habituellement le second examen. Ce n’est qu’en cas d’une échographie déficiente (mal réalisée ou non contributive) que l’IRM sera employée dans cette indication. Si une intervention chirurgicale est prévue, un scanner sans contraste ou une IRM sans injection doivent être prescrits pour préciser l’état des muscles, pour évaluer leur éventuelle atrophie, contre-indication à l’intervention chirurgicale. Dans le cas des épaules instables, il n’y a pas de place pour l’échographie. L’examen de choix est toujours un examen avec injection de produit de contraste intra-articulaire : arthro-scanner ou arthro-MR. Seuls ces examens permettront d’évaluer correctement les lésions du bourrelet et de l’attache de la longue portion du biceps. Enfin, l’articulation acromio-claviculaire doit être étudiée séparément, par le couple radiographie et échographie. Des examens dynamiques existent pour ces deux méthodes. Rev Med Brux 2010 ; 31 : 282-9

Abstract

Clinical history and patient examination are mandatory to correctly order shoulder imaging. The choice of the imaging modality will depend on different factors. Is the shoulder stable or instable ? Was there a traumatic history or simply repetitive microtraumas ? Is the A-C joint electively tender ? Generally, plain X-rays is the first step in the shoulder imaging. However different views will be adapted to the clinical examination. Double oblique standard view in neutral position and rotations with associated profile is the basis of the examination. In the case of a painful stable shoulder, ultrasound is usually the second step. MRI is only necessary in case of deficient ultrasound. If surgery is an option, CT-scan or MRI without any contrast media are useful because ultrasound cannot correctly predict the eventual fatty degeneration of the muscles that contra-indicates the surgical treatment. In the case of shoulder instabilities, there is no place for ultrasound. The best choice is always an intra-articular injection of contrast medium followed by CT-scan or MRI. Only these examinations are able to depict labrum lesions or bicipital desinsertion. Finally, the AC joint must be evaluated separately from the rest of the shoulder with special radiological and ultrasound incidences. Stress or dynamic maneuvers can be added either with X-rays or ultrasound. Rev Med Brux 2010 ; 31 : 282-9

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