Immunothérapie en cancérologie : les " checkpoints " inhibiteurs

Immunotherapy in oncology : checkpoint inhibition

Auteurs
Aspeslagh S.
Année
2019
Type d'article
Actualités diagnostiques et thérapeutiques
Keywords
immune system, immunotherapy, oncology, toxicity

Résumé

Les avancées en immunothérapie avec la venue des anticorps anti-PD1 et anti-PDL1 ont révolutionné la cancérologie et ont été recompensées par le prix Nobel en 2018 (James Allison et Tasuku Honjo). La découverte que les cellules cancéreuses " endorment " le système immunitaire afin de se propager a été la clé du succès. En effet c’est en éliminant ces signaux inhibiteurs aux cellules immunitaires présentes dans le microenvironnement tumoral que les anti-PD1 et anti-PDL1 induisent leurs effets anti-tumoraux. Bien qu’il n’y a qu’une minorité des patients qui bénéficent des immunothérapies, les réponses anti-tumorales peuvent se maintenir dans le temps et aller au-delà de plusieurs années. En dépit de nombreuses recherches qui tentent d’identifier les patients potentiellement répondeurs, il n’y a actuellement que l’ identification de l’expression de PDL1 au sein de la tumeur qui est utilisée en routine. L’immunothérapie est associée chez certains patients à des effets secondaires ressemblant à des maladies auto-immunes. L’immunothérapie a donc bouleversé presque tous les aspects de l’oncologie médicale et bien au-delà.

Abstract

The advent of immune checkpoint blockade with anti- PD1 and anti-PDL1 antibodies has revolutionized the field of medical oncology and was recently rewarded with the Nobel Price of medicine in 2018 to James Allison and Tasuku Honjo. The discovery that tumor cells inhibit the immune system in order to proliferate is one of the keys to the succes of immune checkpoint blockade. The anti-tumor activity of anti- PD1 and anti-PDL1 indeed depends on the elimination of the inhibitory signals towards the immune cells. Even if only a minority of patients does actually benefit form immunotherapy, the antitumor responses may be maintained for years. Currently the expression of PDL1 in the tumor microenvironment is the best predictive biomarker used in clinical routine. Immunotherapy can cause immune related adverse events that ressemble autoimmune syndromes. Therefore immunotherapy is altering all the aspects of oncology and beyond.

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