Mon patient est-il concerné par les violences intrafamiliales ? Comment détecter précocement ?

Is my patient affected by domestic violence ? How can I detect violence related health effects early on ?

Auteurs
Thomas P.-L., Roland M. et Offermans A.-M.
Année
2019
Type d'article
Ethique et Economie
Keywords
child, childhood, children, diagnosis, domestic violence, intimate partner violence, primary care physicians, youth, screening

Résumé

La fréquence des violences intrafamiliales est difficile à évaluer avec suffisamment de précision en raison de la sensibilité du sujet au sein de la société et des résistances des personnes concernées à en parler. Même si cette fréquence est donc certainement plus élevée que celle qui est déclarée ou constatée durant les consultations chez les médecins généralistes qui sont le plus souvent les premiers professionnels impliqués par la problématique, les diverses recommandations en la matière ne conseillent pas un dépistage systématique. Une raison supplémentaire est l’insuffisance d’outils (questionnaires) suffisamment validés, avec une bonne sensibilité et spécificité. Pratiquement, il convient que les médecins de famille soient bien au courant de l’existence et de la fréquence du phénomène, qu’ils aient bénéficié d’une sensibilisation/formation en ce domaine et qu’ils soient attentifs aux facteurs de risque, aux tableaux cliniques et aux " red flags ", car même si ceux-ci sont peu spécifiques, leur association doit conduire à une détection précoce pour alerter et inclure les violences dans le diagnostic différentiel du patient qui consulte souvent pour d’autres raisons.

Abstract

The frequency of domestic violence is difficult to assess with sufficient precision because it is a societal taboo and those personally affected resist speaking about it. Although its prevalence is certainly higher than what is reported or observed during consultations with general practitioners who are most often the first professionals involved in the problem, the various recommendations in this area do not advise systematic screening. Additional reason is the inadequacy of sufficiently validated tools (questionnaires), which provide enough sensitivity and specificity. In practice, family physicians should be well aware of the existence and frequency of the phenomenon, have received specific training, and be alert to risk factors, clinical symptoms and red flags. Even if all signals are not specific, their association must be considered as a warning to practitioners and lead to early detection. Hence it is important to include violence in the differential diagnosis of the patient who often consults for other reasons.

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