Place des nouveaux critères de classification des spondyloarthrites en pratique clinique

The new classification criteria for axial spondyloarthritis : implications in clinical practice

Auteurs
L. Tant, T. Reygaerts, V. Badot, M.S. Soyfoo et J. Margaux
Année
2014
Type d'article
Rhumatologie
Keywords
ankylosing spondylitis, non-radiographic axial spondyloarthritis, spondyloarthritis

Résumé

Les “ spondyloarthrites ” rassemblent plusieurs maladies montrant des similarités cliniques, radiologiques et génétiques. La spondylarthrite ankylosante, principal représentant de ce groupe, est caractérisée par une atteinte axiale prépondérante. La présence d’une sacro-iliite radiographique est indispensable à l’établissement du diagnostic de spondylarthrite ankylosante selon les critères de New York modifiés. Cette lésion n’apparaît souvent que tardivement, pouvant induire un retard diagnostique parfois important. Une inflammation de l’articulation sacro-iliaque peut être visualisée à la résonance magnétique nucléaire avant l’apparition des lésions radiographiques, amenant le concept de “ spondyloarthrite axiale non radiographique ”. Cette entité a été définie par les critères de classification des spondyloarthrites axiales publiés par l’Assessment of Spondylo- Arthritis international Society (ASAS). Certains facteurs, tels l’élévation des taux de protéine Créactive au diagnostic, sont prédictifs d’une évolution vers une forme radiographique et donc une spondylarthrite ankylosante avérée. L’expression clinique (manifestations et degré d’activité) de ces deux entités est identique, suggérant une continuité entre ces deux pathologies. Les formes non radiographiques touchent plus souvent les femmes et les patients avec des symptômes récents, et sont dès lors considérées par certains comme un état préradiographique. Si l’utilisation de l'imagerie par résonance magnétique est nécessaire à l’identification des spondyloarthrites axiales non radiographiques selon les critères ASAS, le diagnostic présomptif repose essentiellement sur la mise en évidence d’une lombalgie inflammatoire. La présence d’autres manifestations cliniques fréquemment associées, une positivité du HLA B27 et/ou une sacro-iliite radiographique augmentent la probabilité diagnostique et indiquent la nécessité de référer le patient au spécialiste. Rev Med Brux 2014 ; 35 : 223-7

Abstract

“ Spondyloarthritis ” consists of a group of several diseases sharing clinical, radiological and genetic similarities. Ankylosing spondylitis is the main representative of this group and is characterized by a predominant axial involvement. The presence of radiographic sacroiliitis is essential for the diagnosis of ankylosing spondylitis according to the modified New York criteria. Because the occurence of radiographic sacroiliitis takes 8 to 11 years, the diagnosis of spondyloarthritis is often delayed. Magnetic resonance imaging can depict sacroiliac joint inflammation before the appearance of radiographic damage thereby defining the concept of “ non-radiographic axial spondylo-arthritis ”. This entity was defined by the axial spondyloarthritis classification criteria published by the Assessment of SpondyloArthritis international Society (ASAS). Some factors, such as elevated levels of C-reactive protein at baseline, have been identified as predictors of radiographic sacroiliitis progression, leading to a definite diagnosis of ankylosing spondylitis. These two entities show similar clinical expression (clinical features and activity levels), suggesting continuity between the two diseases. Non-radiographic forms most often affect women and patients with recent symptoms, and are therefore considered as a pre-radiographic status. If the use of magnetic resonance imaging is necessary for the identification of non-radiographic axial spondyloarthritis according to the ASAS criteria, the presumptive diagnosis is mainly based on complaints of inflammatory back pain. The presence of other typical clinical features, such as HLA B27 positivity and/or radiographic sacroiliitis increases the diagnostic probability and indicates the need for referral to a specialist. Rev Med Brux 2014 ; 35 : 223-7

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