Prise en charge des dysménorrhées

Management of dysmenorrhea

Auteurs
M. Libarle, Ph. Simon, V. Bogne, A. Pintiaux et E. Furet
Année
2018
Type d'article
Gynécologie
Keywords
dysmenorrhea, hormonal treatment, management of dysmenorrhea, nonsteroidal anti-inflammatory drugs

Résumé

Les dysménorrhées représentent un des motifs de consultation les plus fréquents en gynécologie. Les répercussions sociales et économiques qu’elles engendrent en font un phénomène de santé publique. Leur prise en charge n’est pas encore optimale et les dysménorrhées altèrent toujours la qualité de vie de nombreuses patientes. Les dysménorrhées primaires, sans cause organique sous-jacente, sont le résultat d’une hyper contractilité myométriale, d’une vasoconstriction artériolaire et d’une hypoxie tissulaire. Les dysménorrhées secondaires peuvent faire intervenir les mécanismes physiopathologiques des dysménorrhées primaires mais sont surtout l’expression d’une pathologie gynécologique sous-jacente. Si la physiopathologie des dysménorrhées primaires est de mieux en mieux connue, les études s’intéressent à présent aux options thérapeutiques pour améliorer la prise en charge de ces patientes souvent jeunes. Les antiinflammatoires non stéroïdiens et la contraception orale restent les molécules recommandées en première intention mais leur efficacité peut être potentialisée par des traitements complémentaires comme l’application locale de chaleur ou la pratique régulière d’exercices physiques. Des premiers résultats concernant d’autres thérapies complémentaires non conventionnelles, comme la consommation de gingembre, sont très encourageants et doivent être renforcés pour intégrer les recommandations de la prise en charge des dysménorrhées primaires.

Abstract

Dysmenorrhea is one of the most common reasons for consultation in gynecology. The social and economic burdens are important. Dysmenorrhea may therefore be considered as a major public health issue. Its management is not yet optimal as dysmenorrhea still affects the quality of life of many patients. Primary dysmenorrhea, with no underlying organic cause, results from myometrial hyper contractility, arteriolar vasoconstriction, and tissue hypoxia. Secondary dysmenorrhea may involve the pathophysiological mechanisms of primary dysmenorrhea, but is mainly the expression of an underlying gynecological pathology. Although the pathophysiology of primary dysmenorrhea is well established, studies are now focusing on treatments to improve the management of these patients, who are often young. Nonsteroidal anti-inflammatory drugs and oral contraception remain the recommended firstline drugs, but their effectiveness can be enhanced by complementary therapy such as local heat application or regular exercise. Studies on other unconventional complementary therapies, such as ginger consumption, are very encouraging and need to be reinforced to incorporate recommendations for the management of primary dysmenorrhea.

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